J-200 : transformation digitale et innovation au cœur du Pays de Saint-Omer !

C’est en parlant d’innovation que La Station a fêté ses J-200 (le nombre de jours restants avant son emménagement dans l’ancienne gare de Saint-Omer). Retour sur cet événement et cette date, le 29 Avril 2019.

David Lacombled, Président de La villa numéris et Président de La Station a animé une rencontre intitulée “Travailler autrement demain. La transformation digitale est en marche : industrie du futur, industrie 4.0, objets connectés”, organisé par la Communauté d’Agglomération du Pays de Saint-Omer, la Communauté de Communes du Pays de Lumbres, La Station et Territoires d’Industrie. Différents sujets ont été abordés : l’entreprise libéré, l’avenir de l’industrie, comment retenir les talents dans les entreprises et sur les territoires, comment accueillir les startups sur son territoire, etc …  Pour en discuter, nous étions avec François Decoster, Président de la CAPSO, Christophe Cathelain, Président de CANOPEE Group, Julien Ignaszewski, Directeur Adjoint du Techshop de Lille, Stéphan Verin, CEO chez UP-Tex, Olivier Varlet, Directeur Général de Makitem et Olivier Lluansi, Délégué aux Territoires d’industrie auprès du Ministre de l’économie et des finances et de la Ministre de la cohésion des territoires. Les métiers de demain, c’était aussi un thème de cette rencontre dont on va parler dans cet article.

J 200 David Lacombled

Quels sont les métiers de demain ?

On différencie les métiers d’aujourd’hui et de demain par l’automatisation partielle ou totale des tâches. C’est ce que nous explique Isabelle Rouhan dans son livre “Les métiers du futur”?  Certaines professions risquent de disparaître dans les décennies à venir. C’est ce qu’une étude du Think Tank libéral Institut Sapiens dévoile. Il pourrait ne plus y avoir de manutentionnaires, puisque ces emplois sur les chaînes de montages sont de plus en plus automatisés. Les comptables pourraient également voir leur métier disparaître avec l’automatisation de la data, tout comme les bibliothécaires, puisque les robots peuvent mettre en rayon ou rechercher eux-mêmes des ouvrages.

D’autres professions, en partie automatisées, vont évoluer. Prenons l’exemple du professeur. Le numérique continue de bouleverser ce métier avec le déploiement des tablettes dans les salles de classe et l’utilisation des logiciels intelligents. Autre bouleversement, les professeurs enseignent des matières et compétences qui seront peut-être obsolètes d’ici quelques années. Le métier d’avocat lui aussi, est en pleine mutation, avec des outils qui facilitent l’analyse et la rédaction de contrats, une base de données intelligentes…

Les métiers de demain, c’est aussi des univers en pleine révolution, comme le management par exemple. On parle de plus en plus d’entreprises libérées, où l’avis de chaque salarié compte, où chacun a le droit à l’erreur. Les salariés sont totalement libres et responsables dans les actions qu’ils souhaitent entreprendre. Le Service public aussi va radicalement changer, avec l’accélération de l’intrapreneuriat. Les métiers de la création et ceux lié à l’art sont également en pleine mutation. Aujourd’hui, il est plus facile de créer dans des FabLabs, on peut prototyper plus facilement et rapidement, avec l’utilisation de machines numériques comme les découpes laser ou les imprimantes 3D. Ces métiers ne cessent d’évoluer. Demain, de nouvelles professions vont apparaître, des métiers auxquels nous ne pensons pas, comme la cybersécurité par exemple, ou l’éducation des robots.

 

Et quelle sera l’entreprise de demain?

Les façons de travailler ont évolué et continuent leur révolution. Avec le développement des outils numériques, les travailleurs indépendants sont de plus en plus nombreux. Ils peuvent travailler de chez eux, dans des bureaux et dans des espaces de coworking. Ce lieu collaboratif est un endroit pour travailler mais aussi pour rencontrer d’autres talents, d’autres compétences et intégrer une communauté. Les entreprises développent également le télétravail au sein de leur structure, proposant ainsi à leurs salariés de travailler hors des murs de l’entreprise une partie de la semaine. Cela permet aux salariés de passer moins de temps dans les transports et d’être plus productifs. Ces nouvelles façons de travailler permettent aux entreprises d’être plus agiles. Les espaces de coworking sont des lieux collaboratifs, tout comme les FabLabs. On y retrouve des makers avec différents profils et différentes compétences, ils représentent ensemble une communauté. En intégrant ces lieux, les entreprises intègrent des processus de collaboration, qui vont aider pour les process d’innovation. Julien Ignaszewski, Directeur Adjoint du Techshop de Lille nous donne comme exemple le partenariat mis en place avec l’ISA (école d’ingénieur agroalimentaire). “Ce projet a permis aux étudiants de sortir de leur prépa. Il s’agit de pédagogie inversée, on apprend par le projet. Les élèves, par l’apprentissages, développent des compétences comme l’agilité, la créativité, la collaboration, pour apporter une valeur ajoutée dans les entreprises de demain”.

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